19 juin 2006

When I'm gone will you be sad, I bet you won't give a damn

J'aime pas, m'être accrochée comme ça. Parce que je suis supposée être heureuse d'être ici. Et attendre avec impatience de voir tous ces gens qui m'ont manqué. Mais la vérité, c'est que j'ai senti les larmes monter quand la voiture a commencé à rouler sur les routes françaises. J'avais pas réalisé quand je leur ai dit au revoir. Peut être un peu de rancune pour avoir été aussi froids, cette après midi là.
Je suis déprimée d'être ici. Peut être parce que je n'ai encore vu personne. Peut être que demain tout ira mieux.

Ils me manquent tellement. Je les guette dans la rue, alors qu'ils sont à des kilomètres de moi. Tellement de choses me rappellent à leur souvenir. Des vêtements, des silouhettes, des mots.

J'aimerai lui dire que la réponse est huit, sur une échelle de dix. Cette question à laquelle j'avais peur de répondre, pas peur qu'il sache, mais peur de ma réponse. Parce que je savais que ce serait plutôt proche de dix, que de un. Parce que je savais qu'il allait horriblement me manquer, mais je ne ovulais pas me l'admettre. Et il le sait.

Et putain, tout ça je ne peux en parler à personne. Je ne peux pas leur dire que je veux partir d'ici. Que je me sens mal. Et triste. Et que j'ai peur de rester aussi longtemps. J'ai peur d'oublier. J'ai peur qu'ils m'oublient.

Il m'arrive ce que je voulais absolument éviter qu'il m'arrive. Penser à là bas quand je suis ici. J'arrivais très bien à gérer, avant. Et il a fallut qu'ils arrivent. Oui parce que je me suis apperçue que je ne me suis toujours pas détaché de l'autre. Pas totalement. Il y aura toujours quelque chose. Malgré ce qu'il m'a fait, mais surtout malgré ce qu'il est. Un salaud de première. Sans respect. Et égoïste.
Et maintenant j'ai peur de m'attacher à quelqu'un, ici. Quelqu'un de nouveau. Et que tout aille vite. Parce que quand tout va vite, on sait qu'on peut tout perdre, en très peu de temps. Et je ne veux pas. Je veux de la sécurité.

Et je les veux eux. Et retourner là bas.

Et je sais que l'année prochaine, ils n'y seront plus.

J'ai tellement envie de pleurer. Et j'ai honte d'être comme ça. Honte de ne pas profiter d'être rentré. Honte de détester ce lit. Ces rues. Ces gens.

Posté par Ludes à 23:49 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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